Le papy "Wroum Wroum" de Baptiste

En déposant les affiches pour Guillaume, on a souvent croisé celles du petit Baptiste .

 

Toujours un petit malaise à l'idée de nous mettre à coté, car lui aussi a besoin d'aide.

 

Son papy écrit des lettres pour lui; celle-ci dessous traduit si bien ce que je ressens, que  je me suis permise de la copier.

"Le bonheur malgré tout 

 

Il est important de dire aujourd’hui, qu’il faut briser l’image d’Epinal du handicap. Cette image, du fauteuil roulant est très souvent matérialisée comme le symbole social du handicap. 

 

Il n’en est rien, car le handicap qui est en fait, le sort de la vie, et qui vient frapper un petit garçon comme Baptiste, peut générer, autour de lui, le bonheur malgré tout. 

 

On peut reconnaître, par exemple, qu’une maman peut avoir un sentiment de culpabilité intense, mais que le handicap de son fils, peut lui apporter un courage inaltérable ! 

 

La vie n’est pas si sombre que cela, loin de là, à l’aube d’un grand changement intérieur et de vie. 

La vie  nous en apprendra beaucoup sur nous-mêmes ! 

 

En effet, on a une autre philosophie de la vie. Nos convictions deviennent réelles et profondes et il n’y a pas d’à priori. 

On aurait même tendance à exclure certaines idées reçues, quand on vit à l’intérieur du handicap de son propre enfant. 

 

On puise d’ailleurs, une force, une combativité et une motivation insoupçonnables. Cette réalité, forge au quotidien, caractère, sentiment, personnalité, et une solidité, au fil du temps. 

 

Tout cela laisse penser, et laisse apparaître un certain bonheur, malgré tout ! 

On revient, en fait, à l’authentique et on chasse le superflu. 

On ne supporte plus, les petits « bobos », des autres. On ne supporte plus, non plus, l’enfantillage ! C’est bien normal, quand on a un petit garçon comme Baptiste, qui ne se plaint jamais de rien. 

 

 

 

En conséquence, grâce à ce petit bout de chou, sa maman peut paraître exceptionnelle, généreuse, altruiste, volontaire, battante ! 

Des qualités intrasèques qu’on acquière au fil des jours et qui sont nécessaires pour affronter cette tragédie. 

 

Il n’y a pas de place à l’échec ni au découragement. Il est important, de se remettre sans cesse en question pour ne pas sombrer, dans la fatigue, où dans la déprime. 

Dans ce grave malheur, il y a une toute petite ouverture, pour laisser passer, un petit brin de bonheur. 

 

Pour comprendre, un peu, ce petit brin de bonheur, c’est lorsque, la maman où le papa, ne voient plus le fauteuil, mais, la personne qui est dedans. 

Ils ne voient plus, ainsi, que leur petit Baptiste, en oubliant un peu l’handicap et ses souffrances. 

Voilà ainsi, un petit peu de bonheur, malgré tout ! 

 

Mais croyez-moi, « Vivre sans illusions, c’est le secret du bonheur » ! (Anatole FRANCE ). "

(Les lettres de papy Wroum Wroum sont en vente dans un livre au profit de l'association :http://hellobaptiste.unblog.fr/des-parrains-pour-baptiste/)

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Commentaires: 1
  • #1

    alisson (jeudi, 09 avril 2009 10:53)

    En effet, un Papy plein de talent et une lettre émouvante qui dit bien les choses. Les enfants handicapés ne sont ni des bêtes de cirques ni des monstres... Seulement des enfants comme tous les autres!

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