Ah ! le CAMSP....

Article 1er de l'annexe XXXII bis du décret n°56-284 du 9 mars 1984

 

"Les centres d'action médico-sociale précoce ont pour objet le dépistage, la cure ambulatoire et la rééducation des enfants des premier et deuxième ages qui présentent des déficits sensoriels, moteurs ou mentaux, en vue d'une adaptation sociale et éducative dans leur milieu naturel et avec la participation de celui-ci."

 

Je me réfère au code du handicap 2009 des éditions DALLOZ :

 

"Les camps accueillent les enfants de moins de 6 ans, après accord du médecin du camsp. Les soins délivrés sont gratuits mais le centre délivre aussi une action de conseil et de soutien à la famille qui doit être associée à la prise en charge.


La prise en charge est réalisée par l'intervention d'une équipe pluridisciplinaire (médecins spécialisés, rééducateurs, auxiliaires médicaux, psychologues, ergothérapeutes, assistants sociaux).


Quel que soit le type de structure, la famille de l'enfant dispose d'un droit à la participation et à l'information. L'établissement doit faire parvenir à la famille, selon une régularité variable en fonction des structures (au moins tous les trois ou six mois), des informations détaillées sur l'évolution de l'enfant et chaque année les parents recoivent un bilan pluridisciplinaire complet de la situation de l'enfant.


Dans tous les cas, les parents sont saisis de tout fait ou décision relevant de l'autorité parentale."

 

 

Ca, c'est la théorie.

Parce que la pratique (en tout cas dans le CAMSP qui prend en charge Guillaume) c'est tout autre chose....

 

Attention, je ne critique pas les soins qui lui sont apportés, mais la façon dont c'est fait, avec une satanée tendance à mettre les parents à l'écart...

 

 

"En vue d'une adaptation sociale et éducative dans leur milieu naturel" :

Je ne reviens pas sur l'avis de la neuro-pédiatre quand je lui ai demandé comment se passerait l'intégration scolaire (et oui, c'est tellement long l'administration francaise et tellement compliqué quand il s'agit d'un enfant handicapé, avec la multiplication des intervenants - soignants, enseignants, MDPH, rectorat, etc. - rien que pour avoir une AVS, qu'il vaut mieux s'y prendre à l'avance) : elle a été en mesure d'évaluer que Guillaume, 18 mois alors, ne serait absolument pas adapté à un milieu ordinaire...

Quel est donc le but de sa prise en charge précoce si ce n'est lui permettre d'intégrer un milieu ordinaire ? nous ne le savons pas, vu que nous ne sommes pas dans les secrets d'alcove. Mais il semble que tout soit mis en oeuvre uniquement pour éviter que le peu qu'il a ne dégénère.

 

"Une équipe pluridisciplinaire" :

Pour le moment, l'équiple pluridisciplinaire qui s'occupe de Guillaume se résume à une kiné et une neuro-pédiatre. Pour le reste (orthophoniste, psychothérapeute, ergothérapeute, etc.), je citerai la NP : "il n'a pas les compétences".

Ah si, c'est vrai, on a eu vu la pédiatre mais depuis la réorganisation, on a jugé que finalement, la np fait très bien le travail de la pédiatre (tenue des courbes de croissance, poids et PC), pas la peine qu'il y ait un doublon....

Et puis on a eu le plaisir de rencontrer la psychiatre (dans le cadre de la guidance parentale) mais hormis nous dire que ce que nous vivions était TRES VIOLENT et me répondre qu'il existait des aides sociales quand j'expliquais que je voulais travailler.... hum... on a vite coupé court, ça ne correspondait pas du tout à ce dont on avait besoin.

L'assistante sociale : hélas, et malgré toute sa bonne volonté, ses possibilités pour nous aider étaient sommes toutes limitées, finalement on trouve plus d'informations et de conseils sur les forums d'entraide de parents d'enfants différents.

Attention, toute l'équipe s'est montré très gentille, nous avons été "bien accueillis", sympathiques et tout et tout... si ce n'était qu'une affaire de personne, ca irait bien. Le hic c'est qu'il s'agit de la prise en charge de notre fils et de son avenir. Et là, on ne rigole plus.

 

"Droit de la famille à l'information et à la participation" :

Obtenir le dossier médical n'a pas été facile...

Un bilan régulier : un an après on attend toujours. Peut-être que les rendez-vous de loin en loin avec la NP sont considérés par le camsp être ce bilan... nous pas.

Nous avons demandé à plusieurs reprises à travailler main dans la main avec eux.

Nous avons demandé à rencontrer tous les intervenants en MEME TEMPS pour parler de Guillaume, on nous a répondu : comme ca se limite à la NP et à la kiné, ca n'aurait pas beaucoup d'intérêt...

Aussi, nous ne savons pas ce qu'il se dit de Guillaume dans ces fameuses réunions hebdomadaires où les parents ne sont pas conviés...Nous ne savons pas non plus quels sont les objectifs (si objectifs il y a) de l'équipe pour notre fils...

 

"Les parents sont saisis de tout fait ou décision relevant de l'autorité parentale" :

C'est ce dernier point qui est à l'orgine de ce post.

Si je me refère aux documents d'état civil, c'est M le papa de Guillaume et Mme la maman de Guillaume qui ont l'autorité parentale, à moins qu'on me l'ait caché à l'insu de mon plein gré, il ne figure nulle part la mention d'un quelconque M le directeur du Camsp.

Je vous raconte :

 

Pour des raisons pratiques, Guillaume est actuellement suivi une fois au camsp, une fois en libéral mais toujours par la meme kiné. Pour des raisons pratiques (y'a Malou aussi maintenant) et horaires (Bouchon est très disposé le matin tot, pas la peine de tenter de lui faire une séance en début d'après-midi :) ), il était prévu, comme le planning changeait encore, qu'il fasse les deux séances au cabinet de la kiné (toujours celle du camsp, avec aucune possibilité de changer puisque je ne vois pas "passer" l'ordonnance).

 

Réunion hebdomadaire et l'on se penche sur le cas de mon garçon. Je recois le vendredi aprés-midi (pour la séance le lundi) un appel de la kiné : le directeur du CAMSP s'oppose à une prise en charge en libéral; la rappeler pour convenir d'un nouveau rv.

 

Rien de plus, pas d'explication, nada. Monsieur (qui ne connait pas Guillaume et qu'on ne connait pas) s'oppose tout simplement, sans nous donner d'explication.

Or, à ma connaissance, c'est encore un choix qui revient aux parents???

 

Ce qui me choque le plus dans cette histoire, c'est surtout la facon de faire.

Il a (peut-être) de bonnes raisons de s'opposer mais au lieu de donner un ordre préromptoire, sans aucune explication, pourquoi ne pas prendre la peine de recevoir les parents, nous convaincre du bien-fondé de sa position ?

Sommes-nous vraiment si C*** ?

 

Nous avons demander un rv avec ce monsieur. Mais vous comprenez, il est TRES occupé. Après avoir envoyé la kiné transmettre le message (car vraiment dans l'histoire ca donne l'impression qu'on l'envoie au casse-pipe, alors qu'elle n'y est pour rien et une nouvelle fois, notre relation s'en retrouve dégradée, est-ce vraiment fait pour le bien de l'enfant ?), il nous envoie la np sous le prétexte qu'elle était aussi là en réunion.

 

Mais nous n'avons pas envie de voir la NP, nous n'avons pas envie de parler de Guillaume, mais expliquer à ce monsieur que sa façon de faire n'est vraiment pas la bonne !

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Commentaires: 1
  • #1

    Hélène (mercredi, 20 mai 2009 13:52)

    Vous avez l'air bien servi ! ! ! Faut pas laisser passer : Et encore "se battre" ! ! ! grrr ! Je vous souhaite plein de courage. En tout cas, moi il m'en faudrait bcp, parce qu'il m'en faut bcp pour aller discuter avec un C--.
    Pleind e bisous

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